Max Air compressor parts

«Même si ce n’est pas sa vocation, ce quai devient un quai de la publicité. Et nous sommes de plus en plus sollicités», indique à 20 Minutes, Media Transport, dont les actionnaires sont Publicis et JC Decaux. Prix à la semaine pour Nike: 55.000 euros, selon la régie. Mais le prix en vaudrait la basket.«Etre présent sur ce quai fantôme est un moyen d’activer les consommateurs, les Parisiens, une communauté urbaine et les réseaux sociaux en vue d’alerter sur la date pour célébrer l’anniversaire de notre basket», qui sera vendue le Jour-J dans une édition spéciale, se félicite Nike auprès de 20 Minutes, sans toutefois en préciser davantage sur la stratégie marketing et les possibles bénéfices dégagés.Dans la rue, la publicité est régie par différents codes. Le code de l’environnement qui encadre la publicité à l’extérieur dans les villes, accompagné d’un règlement local pour la publicité (RPL). Mais la RATP, n’y est pas soumise. Ce qui fait enrager le collectif Résistance à l’Agression Publicitaire.«La RATP fixe ses propres règles et considère même que la pub est une animation.

Et nous prend depuis des années pour des cobayes publicitaires et en voici encore un exemple avec Nike», peste Thomas Bourgenot, membre du collectif, estimant que «80% des publicités parisiennes se concentrent dans le métro»Enfin, en termes de sécurité,  les conducteurs de la ligne 9, n’auraient eux, rien à craindre, assure Média Transports. «Il n’y a aucun risque d’éblouissement par exemple car l’installation a été contrôlée et validée par la RATP». Mais pour le collectif anti-pub cette lumière Nike «attire le regard, crée une surcharge cognitive et engendre brièvement un sentiment de danger et de stress par le côté inhabituel de ces lumières à cet endroit. Et en l’occurrence le stress est un facteur de hausse de consommation», déplore-t-il. La guerre des lumières.

L’innovation n’est pas toujours visible, mais quand elle l’est, son impact peut être immense. Le 26 mars 1987, Nike présentait au monde la Nike Air Max 1 et son coussin d’air visible. Depuis le lancement du modèle original blanc, gris et rouge il y a 30 ans, la Nike Air Max s’est imposée comme une véritable icône et le monde de la sneaker n’a plus jamais été le même. Retour sur cette success story.Tout a commencé dix ans auparavant, un matin de mars 1977. Le fondateur de Nike, Phil Knight, reçoit dans son bureau Frank Rudy, « un ancien ingénieur aérospatial et un vrai original », se souvient-il dans sa passionnante autobiographie L’art de la victoire (Hugo Doc, 19,95 euros), et Bob Bogert, « un autre surdoué ». « OK, les gars. Qu’avez-vous à nous montrer ? », leur lance-t-il.« Monsieur Knight, nous avons trouvé la façon d’injecter… de l’air… dans les chaussures de running », lui répondent Frank Rudy et Bob Bogert. Le patron de la marque au swoosh leur demande : « Pourquoi ? ». « Pour avoir un meilleur matelassage. Pour avoir un meilleur appui. Pour faire la meilleure course de sa vie », lui rétorquent-ils. « C’est une blague, c’est ça ? » leur demande Phil Knight.